Dans une démarche de sevrage, l’acupuncture et l’auriculothérapie peuvent être proposées comme soutien pour accompagner certains symptômes, les envies de consommer ou les périodes de tension. Elles s’intègrent dans une prise en charge globale adaptée au type de dépendance et à la situation du patient.

Une dépendance associe des mécanismes biologiques, psychologiques, comportementaux et sociaux. Pour le tabac comme pour d’autres substances, la prise en charge repose sur une évaluation médicale, un accompagnement structuré et des traitements dont l’efficacité est démontrée.
Le médecin analyse la consommation, les tentatives antérieures, les symptômes de sevrage, les traitements possibles et les risques associés. Pour l’alcool, certains médicaments ou d’autres substances, le sevrage peut être dangereux et nécessiter un encadrement spécialisé.
Dans le cadre d’un sevrage, elles peuvent être proposées comme approches complémentaires pour accompagner certains symptômes, notamment les envies de fumer, l’irritabilité, le stress ou les troubles du sommeil. Leur intérêt est évalué avec le médecin en fonction des besoins et de l’évolution du patient.
L’accompagnement comportemental, les substituts nicotiniques ou d’autres traitements peuvent être associés à l’acupuncture lorsque cela est indiqué. Le médecin adapte la stratégie au degré de dépendance, aux symptômes de sevrage et aux difficultés rencontrées.
Les situations ci-dessous illustrent différents contextes dans lesquels l’acupuncture ou l’auriculothérapie peuvent être intégrées à une démarche de sevrage. Leur place dépend du type de dépendance, des symptômes, des traitements associés et du suivi médical nécessaire.
Dans l’arrêt du tabac, l’acupuncture et l’auriculothérapie peuvent être proposées pour accompagner la démarche de sevrage, notamment lorsque le patient cherche un soutien face aux envies de fumer, au stress ou à certains symptômes de manque. Elles peuvent être associées aux autres mesures recommandées.
Irritabilité, envies de fumer, stress ou troubles du sommeil sont fréquents pendant le sevrage nicotinique. L’acupuncture peut être proposée chez certains patients pour accompagner ces symptômes et améliorer le confort pendant cette période.
Après l’arrêt du tabac, l’acupuncture peut continuer à être proposée comme soutien durant les périodes où les envies de fumer, le stress ou le risque de reprise sont plus importants. Elle peut s’intégrer au suivi et aux stratégies mises en place pour consolider le sevrage.
Lors d’un sevrage de certains médicaments, l’acupuncture peut être envisagée pour accompagner certains symptômes ou périodes d’inconfort. La diminution du traitement doit cependant rester progressive et encadrée médicalement, certains sevrages pouvant présenter des risques.
Dans les dépendances à l’alcool ou à d’autres substances, l’acupuncture peut éventuellement être intégrée comme approche complémentaire pour accompagner certains symptômes ou améliorer le confort. Elle s’inscrit impérativement dans une prise en charge médicale et psychosociale adaptée, certains sevrages pouvant entraîner des complications importantes.
Vous vous posez encore des questions ? Retrouvez les réponses aux interrogations les plus fréquentes concernant cette indication, le déroulement d'une consultation et la place de l'acupuncture dans une prise en charge médicale.
Oui, l’acupuncture ou l’auriculothérapie peuvent être proposées comme soutien dans une démarche d’arrêt du tabac. Elles peuvent notamment accompagner les envies de fumer, le stress, l’irritabilité ou certains autres symptômes du sevrage. Selon la situation, elles peuvent être associées à un accompagnement comportemental, à des substituts nicotiniques ou à d’autres traitements.
Non. Lorsque des substituts nicotiniques ou d’autres traitements sont indiqués, l’acupuncture peut être utilisée en complément. Le médecin adapte les différentes approches en fonction du degré de dépendance, des symptômes et de la réponse au traitement.
L’acupuncture peut éventuellement être utilisée comme soutien complémentaire dans certaines démarches de sevrage, notamment pour accompagner certains symptômes ou périodes d’inconfort. Les dépendances à l’alcool ou à d’autres substances nécessitent toutefois une prise en charge médicale et psychosociale adaptée, car certains sevrages peuvent entraîner des complications graves.
Le nombre et le rythme des séances sont adaptés au type de dépendance, aux symptômes de sevrage et à l’évolution du patient. Le médecin réévalue régulièrement la situation afin d’adapter l’accompagnement en fonction des difficultés rencontrées et des objectifs définis.
Oui. L’acupuncture peut être associée aux autres traitements et mesures thérapeutiques lorsqu’ils sont indiqués. Le médecin adapte les différentes approches en fonction du diagnostic, des symptômes et de l’évolution du patient.
Une confusion, des convulsions, des hallucinations, une agitation importante, une douleur thoracique, une difficulté respiratoire, une perte de connaissance, des idées suicidaires ou toute aggravation rapide nécessitent une évaluation médicale urgente. Un sevrage d’alcool, de tranquillisants ou d’autres substances ne doit pas être entrepris sans avis médical lorsqu’un risque de complication existe.
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