L’utilisation de cette discipline demande une connaissance approfondie de la médecine occidentale, de la topographie des points d’acupuncture et des théories de la médecine traditionnelle chinoise.
L’insertion de l’aiguille est fort peu douloureuse. Les points sont parfois chauffés (moxas) ou stimulés au moyen d’un appareil électrique (électro-acupuncture).

Sa démarche est double. En tant que médecin occidental, il interroge le patient, l’examine et prend connaissance des examens complémentaires (biologie, radiographies…).
Au besoin, il renvoie vers le médecin traitant ou demande lui-même des examens. Fort de sa formation médicale, conscient des indications et des limites de l’acupuncture, il décide ensuite de l’utilité d’un traitement.
Dans un second temps, il complète l’approche par les notions propres à la médecine traditionnelle chinoise : nature des symptômes, chronologie, facteurs d’amélioration ou d’aggravation, recherche des points douloureux locaux ou à distance. Il sélectionne alors les points à traiter par aiguille, chaleur, stimulation électrique, laser ou massage.


L'auriculothérapie, aussi appelée acupuncture auriculaire, est une technique qui consiste à stimuler des points situés sur l'oreille. Elle peut être utilisée seule ou en complément de l'acupuncture corporelle selon la situation clinique et le jugement du médecin.

Les réponses des médecins de l’ABMA aux questions les plus fréquentes sur l’acupuncture médicale.
L’acupuncture est une discipline médicale qui trouve son origine historiquement dans la médecine traditionnelle chinoise. Dans ce but, des endroits bien précis du corps sont piqués au moyen d’aiguilles et parfois stimulés par la chaleur ou l’électricité.
L’utilisation de cette discipline demande une connaissance approfondie de la médecine occidentale, de la topographie des points d’acupuncture et des théories de la médecine traditionnelle chinoise.
L’insertion de l’aiguille est fort peu douloureuse. Les points sont parfois chauffés (moxas) ou stimulés au moyen d’un appareil électrique.
L’acupuncture est une très ancienne forme de médecine ; il y a plusieurs manières de l’étudier et de la pratiquer. L’acupuncture médicale est le terme utilisé pour qualifier l’acupuncture pratiquée par un médecin diplômé en médecine occidentale moderne qui s’est spécialisé en acupuncture. Ce médecin peut utiliser tant l’approche traditionnelle que moderne pour traiter une maladie. Il intègre la technique acupuncturale à la médecine occidentale.
Il revoit sans cesse les indications de l’acupuncture en fonction des progrès de la médecine occidentale.
Selon la tradition chinoise, le corps est parcouru par des circuits le long desquels circule l’énergie. Ces « canaux énergétiques », appelés les méridiens, peuvent être comparés à des rivières qui parcourent le corps pour irriguer et nourrir les tissus. Un obstacle dans un canal énergétique est comparable à une digue placée sur une rivière.
Cette énergie peut être modifiée en introduisant des aiguilles aux points d’acupuncture. Elles éliminent les obstacles et rétablissent le courant normal dans les méridiens.
Ces termes, ces concepts peuvent heurter nos esprits occidentaux. Il ne faut pas perdre de vue le fait que la médecine chinoise est empirique. Les praticiens ont fort logiquement essayé d’en comprendre le mécanisme d’action. Ne disposant pas de connaissances scientifiques développées, ils ont expliqué leurs découvertes à la lumière de leurs connaissances philosophiques et culturelles.
Les découvertes scientifiques modernes nous permettent progressivement de comprendre l’action de l’acupuncture.
Ils ont une topographie le plus souvent fort précise. Ils sont situés dans un creux, au fond d’une dépression cutanée palpable, sensible à la palpation profonde. Il peut être nécessaire de piquer profondément pour obtenir l’effet thérapeutique.
Le point d’acupuncture peut être comparé à une cible. L’action du point est d’autant plus efficace que l’on se rapproche de son centre.
Selon le rapport du NIH Consensus Statement, il est évident que des endorphines sont libérées durant le traitement par acupuncture et que l’effet analgésique de l’acupuncture peut être expliqué partiellement par cette action. Le fait que des antagonistes des opioïdes suppriment l’effet de l’acupuncture renforce cette hypothèse.
L’amélioration obtenue dans des maladies d’origine inflammatoire – tendinites, conjonctivites, arthrites, rhinites, gastrites – provient de l’action anti-inflammatoire des glucocorticoïdes sécrétés, via le complexe hypothalamo-hypophysaire, par la corticosurrénale.
Ces hypothèses sont reprises dans le rapport du « Consensus Statement on Acupuncture » du « National Institute of Health (NIH) » du 22 novembre 1997.
Le nombre et le rythme des séances sont adaptés au diagnostic, à l’ancienneté de la douleur, aux objectifs du traitement et à l’évolution observée. Le médecin réévalue régulièrement les résultats afin d’adapter la prise en charge et de décider avec le patient de la poursuite ou de l’espacement des séances.
Habituellement pas.
Parfois les symptômes peuvent s’aggraver en tout début de traitement. Il arrive souvent que le patient ressente après les 2 premiers traitements une très grande détente ou même une légère sensation vertigineuse. Cette dernière disparaît très vite après un léger repos.
La sensation ressentie lors d’une piqûre varie très fort d’un patient à l’autre. Certains patients ne ressentent qu’une légère sensation douloureuse, d’autres ne ressentent rien. Dès que les aiguilles sont placées, elles ne sont plus douloureuses.
Les aiguilles d’acupuncture sont minces, solides et en acier inoxydable. La pointe est affûtée. La piqûre est moins douloureuse que celle d’une injection ou d’une prise de sang. Le risque de saignement est moindre que lors de l’utilisation d’une aiguille à injection.
Le médecin utilise des aiguilles stériles à usage unique. Il n’y a donc aucun risque de transmission de maladies infectieuses telles que les hépatites ou le SIDA.
De nombreuses études scientifiques, publiées dans des revues scientifiques médicales (The Lancet, Pain, British Medical Journal, etc.) montrent que l’action de l’acupuncture est une réalité.
Non. L’acupuncture est utilisée avec succès en médecine vétérinaire : les chiens, les chats et les chevaux n’y croient pas (!) et pourtant le traitement agit (encore qu’il existe malgré tout un effet placebo chez l’animal).
Le champ d’application de l’acupuncture est fort étendu. Il n’est pas possible de citer toutes les indications. La liste qui suit n’est donc pas exhaustive. C’est bien évidemment le médecin acupuncteur qui sera à même de juger si une pathologie peut être traitée par cette thérapeutique.
L’auriculothérapie (ou acupuncture auriculaire) est une technique médicale non conventionnelle. Elle utilise la représentation du corps au niveau de l’oreille pour des buts diagnostiques et thérapeutiques.
Grâce à l’embryologie, la génétique, l’innervation de l’oreille et la physiologie du système nerveux, toutes les parties du corps sont représentées à l’oreille. Lors d’un problème corporel, des points spécifiques apparaissent à l’oreille ; en les traitant (aiguilles, impulsions électriques, cryothérapie ou laser), on module les voies nerveuses vers le cerveau.
Mise au point par le Dr Paul Nogier (Lyon), reconnue par l’OMS en 1987, elle donne d’excellents résultats dans de nombreuses indications (douleurs, addictions, troubles ORL, etc.).

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